Nonfiction · 1782
Les Rêveries du Promeneur Solitaire
Ouvrage faisant suite aux Confessions
« Me voici donc seul sur la terre, n'ayant de frère, de prochain, d'ami, de société, que moi-même. » Ainsi s'ouvre le dernier livre de Jean-Jacques Rousseau : dix promenades, dix méditations nées de ses errances solitaires autour de Paris, où il examine sans complaisance son propre cœur, ses souvenirs d'enfance et de jeunesse, la botanique qui l'occupe, et la solitude où l'ont relégué ceux qu'il croyait ses amis.
Rédigées entre 1776 et 1778, ces pages n'étaient destinées, écrit Rousseau, qu'à lui-même. La dixième et dernière promenade, datée du dimanche des Rameaux 1778 et consacrée au souvenir de Mme de Warens rencontrée cinquante ans plus tôt jour pour jour, s'interrompt sans conclusion : Rousseau meurt trois mois plus tard, laissant son œuvre inachevée. Publiée en 1782, elle inaugure une manière neuve d'écrire le moi et annonce le romantisme européen.
Cette édition Bibliomancer présente les dix promenades complètes, précédées de la note de l'éditeur et suivies des sommaires détaillant le contenu de chacune.
Table des matières
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Esprit source
À propos de l'auteur
1712–1778 · Enlightenment
Jean-Jacques Rousseau (1712–1778) naît à Genève ; sa mère meurt des suites de l'accouchement, et son père, horloger, quitte la ville alors que l'enfant n'a que dix ans. Apprenti graveur, il fuit Genève à seize ans et trouve refuge auprès de Mme de Warens, qu'il rencontre en 1728 et qui restera l'attachement le plus durable de sa jeunesse. Installé à Paris, il publie le Discours sur les sciences et les arts (1750), puis, en une même année décisive, Du contrat social et Émile, ou De l'éducation (1762) : ce dernier, condamné à Paris comme à Genève, le contraint à des années d'exil et de déplacements à travers l'Europe. Il meurt à Ermenonville ; ses Confessions comme ses Rêveries ne paraissent qu'après sa mort.
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